WAKA DOUVAN JOU est un spectacle conté qui associe musique et danse Gwoka à un univers merveilleux.
Cet univers, c'est l'île imaginaire de Malaka, avec ses habitants, son arbre merveilleux - l'arbre à sons - et son roi tyrannique - Compère Louwa.
Celui-ci décide un jour de faire voiler le soleil afin d'en finir avec l'arbre, et avec cette musique source d'espoir et de révolte que le végétal magique fait naître...
La pièce WAKA DOUVAN JOU, a une dimension imaginaire eu égard au fait qu'elle parle d'une île inconnue : l'île de Malaka.
Cependant, on y communique à l'aide d'une musique et d'un langage qui ressemblent comme 2 gouttes d'eau à ceux d'une île des Antilles, en particulier la Guadeloupe.
WAKA DOUVAN JOU se veut avant tout une métaphore de l'effort fait par les esclaves pour survivre.
Edouard Glissant démontre que toute la force des esclaves a résidé dans l'art du détour. Dépossédés de leurs dieux africains ils arrivent, par le phénomène du syncrétisme religieux, à les retrouver sous d'autres facettes.
Dans le domaine de la danse et de la musique, derrière la récréation de façade, se cachait, de façon non consciente, un phénomène de re-création.
Loin de son ethnie d'origine, échoué en territoire hostile, la seule alternative possible : retrouver ses fondations tout en s'adaptant à l'inconnu.
Enfin, WAKA DOUVAN JOU dit également la force spirituelle véhiculée par le tambour. Le Ka, a lui seul est un véritable personnage. Même quand il ne parle pas, il dicte des conduites par la seule force de ses vibrations.
Mais WAKA DOUVAN JOU, du fait qu'il est accessible à tous, quel que soit l'âge ou la provenance culturelle,
est avant tout une invitation à écouter sa musique intérieure et à ne pas se laisser aliéner sa liberté d'expression.
Direction artistique - Création conte et Chorégraphie : Max DIAKOK. Mise en scène : Daniély FRANCISQUE et Max DIAKOK.
Direction d'acteurs : Daniély FRANCISQUE. Musique/Compositions : Sòmnanbil, Biloute et répertoire traditionnel.
Extraits textes : Ernest PEPIN(Tambour Babel) - Guy TIROLIEN(Prière d'un petit enfant nègre) - Philippe CANTINOL.
Festival "Lire en Val-de-Marne"
(Médiathèque Louis Aragon de Fontenay-Sous-Bois) -(Théâtre de la MJC-Club de Créteil)
Avril 2006 Caraïbes Afrique : Entre lacs artistiques Trois compagnies réunies à l'initiative de la Compagnie BOUKOUSOU
(Théâtre de la MJC-Club de Créteil)
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La COMPAGNIE BOUKOUSOU
est née à Paris en 1995.
Elle a pris à l'origine la forme d'une cellule d'exploration chorégraphique autour du travail
de Max DIAKOK, initié en Guadeloupe dans les années 80 à partir de la gestuelle GWOKA
Sa création et son développement sont étroitement liés à l'implication d'autres artistes, danseurs et percussionnistes originaires de la Caraïbe (Barbade,
Guadeloupe, Martinique) et désireux de contribuer au développement d'un style chorégraphique faisant écho à leur propre quête.
Actuellement, Ghislaine DECIMUS et Jean-Pierre NEPOST en constituent également les piliers.
> LE VOLET ARTISTIQUE
La création chorégraphique de la Compagnie explore deux directions :
- L'axe principal : une danse contemporaine afrocaribéenne
qui s'inscrit dans une synergie tradition/modernité.
Dans cette démarche créative, il s'agit de mettre en relief d'autres codes et d'explorer des langages corporels à la fois novateurs et enracinés ;
- Une danse néo-traditionnelle qui revisite la
gestuelle GWOKA en introduisant d'autres dynamiques,
d'autres choix de traitements de l'espace, d'autres
coordinations, d'autres thématiques.
La gestuelle BOUKOUSOU se nourrit de l'univers des swaré léwòz*, des véyé
boukousou, de la théâtralité des gestes du pays profond, de l'histoire, de la parole des ancêtres ; de cet imaginaire que nous partageons avec les autres peuples de la Caraïbe. Elle se réapproprie des techniques telles que le yoga et le chi-qong, et s'inspire de cette tendance actuelle du butô* qui consiste à aller des ténèbres vers la lumière.
Gestuelle - baobab : la gestuelle BOUKOUSOU, qui puise sa force spirituelle
dans nos racines africaines, se veut à la fois enracinée et offerte au grand ciel bleu de l'universel.
Créations : 1996 - Mofwaze, Driv. 2000 - Opéra Ka, (chorégraphie
M.Diakok, musique Kafé) - Le Ballet De Man Coco, Poudjaka 2002 - Fanm - Flanm. 2004 - Danser Les Mots. 2007 - Tradimoka - Voix de la Caraïbes. 2008 - Lavoix du papayer femelle - festival de gwoka (Guadeloupe)- Pawôl a ko, pawôl a ka
> LE VOLET PEDAGOGIQUE
Notre souci constant est d'aller à la rencontre du public où qu'il soit et quel qu'il soit. Il peut s'agir d'ateliers organisés avant une représentation pour familiariser nos futurs spectateurs avec notre univers ou de stages ponctuels de danse gwoka, de danse africaine, de danse contemporaine afro-caribéenne, d'initiation à la danse en milieu scolaire ou périscolaire.
Waka douvan comprend un volet pédagogique
Quelques collaborations récentes :
- Médiathèque Louis ARAGON de Fontenay
sous Bois, dans le cadre de "Lire en Val-de-Marne" (classes de CP et CE1)
- Collège Pierre SEMARD de Bobigny (classes de 4ème et 3ème)
- Ecole Maurice THOREZ A et B d'Ivry-sur-Seine (classes de CP à CM2), où
Ghislaine DECIMUS participe à divers projets incluant ateliers et spectacles
avec les enfants
- Ecole de Cormeilles en Parisis (classes de maternelle).
Max DIAKOK intervient par ailleurs en danse au sein de la formation en art-thérapie organisée par Terre du Ciel à Bruailles.
> BIO
1978 Max DIAKOK entre dans l'univers des SWARÉ LÉWÒZ* (d'abord circonscrites aux zones rurales de la Guadeloupe), et y découvre une autre forme d'expression, à la fois profonde et codée, qui l'interpelle.
Dès lors, il côtoie les maîtres-ka et autres praticiens du GWOKA** afin de s'imprégner de ce langage. Se sentant prêt, il commence à s'exprimer gestuellement dans les "RONDES"***.
Max DIAKOK a notamment travaillé avec les chorégraphes Paolo CAMPOS, Germaine ACOGNY, Jean-François DUROURE, les Compagnies CARPE DIEM, AXIS PROJECT (franco-anglais), CHRISTIAN BOURIGAULT,
Norma CLAIRE, Pierre N'DOUMBÉ, le metteur en scène Luc SAINT-ELOY
1980 Sa passion grandissante et sa démarche d'aventurier l'amènent à explorer d'autres modes d'expression à partir de la gestuelle traditionnelle, au contact de groupes musicaux de GWOKA pour lesquels il danse en solo
1989 Dans un souci de professionnalisation il se consacre à , d'autres techniques de danse : le modern-jazz, la danse moderne (Léna BLOU), ainsi que la danse classique (Simone TEXAURAUD).
1990 Départ pour La Ciotat et Toulon, puis Paris, où il intègre Toulon, puis Paris, où il intègre l'école Rick ODUMS.
En tant qu'interprète, il évolue dans différents univers : danse contemporaine, street-jazz et danse d'inspiration africaine ; il continue en parallèle son exploration personnelle autour du GWOKA .
Depuis 1995 Il approfondit son travail de création chorégraphique au sein de la
Cie BOUKOUSOU, et ses créations sont programmées dans divers festivals : Métropole, Bristol, Brighton, Guyane, Martinique, Dakar, Budapest, Liverpool...
En tant que créateur, son choix est celui d'une danse contemporaine se celui d'une danse contemporaine se nourrissant de l'imaginaire caribéen tout en étant en dialogue avec le reste du monde.
*SWARE LEWOZ : soirées au cours desquelles on improvise dans la ronde chants et danses au son des 7 rythmes
joués par les tanbouyé (tambourinaires) sur les tambours-ka.
**GWOKA est un terme utilisé en Guadeloupe afin de
désigner à la fois un ensemble de danses et une musique à base de percussions et de chants, héritée de l’esclavage.
*** RONDE : le terme évoque la disposition circulaire des participants à ces soirées.
*Improprement baptisé danse des ténèbres, le butô est, plus qu'une danse, un mouvement né du traumatisme de l'après Hiroshima. |